Communales de 2020 : les compteurs sont au rouge par rapport à la représentativité des femmes

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La situation du leadership de la femme au Bénin reste encore un défi, malgré les différentes actions de sensibilisation et de plaidoyer menées par Social Watch Bénin et d’autres organisations de la société Civile. C’est ce qui ressort d’un document d’analyse   du positionnement des femmes sur les listes de candidatures des cinq formations politiques autorisées par la Commission Electorale Nationale Autonome. IL s’agit d’un document produit par Social Watch Bénin.

Les 5 listes de candidature (UP, BR, PRD, FCBE, UDBN) dégagent un effectif de 16.439 candidatures masculines (90,57%) contre 1.711 candidatures féminines (9,43%).

Des 9.075 titulaires sur les listes, le nombre de femmes titulaire est de 720, soit 8%.           Par rapport aux candidats suppléants, le pourcentage de femmes est 11%, soit 989 femmes suppléantes contre 8.086 suppléants (89%).

En ce qui concerne les candidatures féminines par parti politique, l’UDBN (489) vient en tête suivie du PRD (421), de l’UP (300), des FCBE (254) et en dernière position du BR (247).

Social Watch Bénin s’étant inscrit dans le renforcement du leadership politique des femmes au Bénin, avait exhorté les différentes formations politiques à inverser la tendance de moins 5% de femmes conseillères communales connues par le Bénin au cours des trois mandatures de l’ère de la décentralisation. Dans son action de plaidoyer, Social Watch Bénin a pu obtenir l’engagement moral des formations politiques en lice à l’exception du BR, pour les communales de 2020.   Celles-ci ont signé la Charte d’équité homme et femme en politique. IL s’agit d’une charte réalisée par Social Watch Bénin avec la participation des formations politiques et l’appui de ses partenaires.

Malheureusement, après la publication des listes des candidatures par la CENA, on note que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Les partis se sont engagés à bien positionner les femmes sur les listes de candidature. Mais au finish, on découvre qu’elles sont les moins loties au niveau de ces listes. Les compteurs sont donc au rouge quant à la bonne représentativité des femmes dans les instances de décisions des communes et arrondissement au cours de la prochaine mandature de l’ère de la décentralisation.  La situation des niveaux de titularisation des femmes montre bien le sort réservé aux candidates. Les faibles taux de femmes positionnés sur les listes, et les niveaux de titularisation n’arrangent guère.

*Situation des niveaux de titularisation des femmes*

Il ressort de l’analyse du positionnement sur les listes de candidature, que les femmes sont plus titularisées à partir de la quatrième place de titulaire où leurs chances d’être élues sont assez réduites. Les cinq partis ont titularisé 8.355 hommes contre 720 femmes.

Il se dégage ici la même tendance observée dans l’effectif de candidature féminine par parti politique, à savoir que l’UDBN (11,96% de titulaires femmes) vient en tête suivie du PRD (9,81%), de l’UP (7,05%), des FCBE (5,79%) et en dernière position du BR (5,07%).

Par rapport au nombre total de 18.150 candidats (titulaires et suppléants), le département du Littoral arrive en tête avec 19,19% de candidatures féminines, suivi du Borgou (9,03%), de l’Atlantique (8,29%) et de l’Alibori (8,26%). Le Couffo draine le faible taux de candidatures féminines (4,31%).

Le Littoral avec 23,67%, vient aussi largement en tête par rapport au taux de femmes titularisées par les cinq partis, suivi du Borgou (9,06%), de l’Atlantique (8,48%) et du Mono (8,47%).

Par rapport au poste de premier titulaire, il est noté que certains partis n’ont trouvé aucune femme à positionner dans tout un département.

Pour plus de détails :  Télécharger le document complet d’analyses

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