Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Lutte contre la corruption dans le secteur de la santé et de l’éducation en Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Bénin, Ghana) » initié par « Ghana Anti-Corruption Coalition » (GACC), et mis en œuvre au Bénin par Social Watch, un outil de collecte de données sur les risques de corruption et bonnes pratiques dans le système de gestion des marchés publics a été validé le jeudi 05 Août 2021, à l’hôtel « La Princesse » de BohiconLa validation de cet outil a été possible grâce aux contributions d’experts, de cadres techniques de l’administration publique et du secteur privé, de la Société Civile, présents à l’atelier et du chargé du Programme de GACC, Bright SOWU.

 

M. Brigth SOWU, Chargé de Programme de GACC et son interprète en costume noir

 

L’outil de collecte de données sur les risques de corruption et bonnes pratiques dans le système de gestion des marchés publics au Bénin est un dispositif très important du partenariat Social Watch Bénin/Ghana Anti-Corruption Coalition (GACC), dans la mise en œuvre des activités qui visent à contribuer au renforcement de l’intégrité et de l’efficacité des dépenses publiques dans les secteurs de l’éducation et de la santé tant au niveau national, au niveau local et au niveau régional. Cet outil de collecte de données a été proposé par une personne ressource recrutée par Social Watch Bénin. Son travail a pris en compte le système/ gouvernance des Marchés publics dans son entièreté et a considéré les phases et étapes du processus de passation et d’exécution des marchés publics dans la démarche qui va consister à collecter les données. Afin de ne pas rater des risques de corruption dans le processus de passation et d’exécution des Marchés publics, la personne ressource a proposé une identification de risques par étape. D’où l’option de fiche par étape a été faite avec pour élément central la recherche de de l’existence et l’application de mesures de prévention et de gestion des risques de corruption à l’étape considérée.

 

Pour ce faire, cinq (05) questions au maximum ont été retenues par fiche. Les questions sont relatives aux points suivants : 1) Existence ou non et application de mesures prévention/gestion des risques de corruption à l’étape considérée ; 2) Un jugement de valeur sur les mesures existantes : possibilité ou non de les ériger en bonnes pratiques ; 3)Valeur ajoutée (application) des mesures existantes de prévention/gestion des risques de corruption à l’étape considérée au regard d’autres pratiques ailleurs (Valorisation) ; 4) Insuffisances des mesures existantes de prévention/gestion des risques de corruption à l’étape considérée au regard d’autres pratiques ailleurs (Apprentissage des autres) ; 5) Recommandations pour améliorer les mesures anti-corruption de prévention/gestion des risques dans le système des MP au Bénin.

Les experts invités à l’atelier ont procédé sous la supervision du chargé du partenariat Social Watch Bénin-GACC à la revue de l’outil de collecte des données étape par étape. Cette revue s’est faite sous la supervision du chargé du partenariat Social Watch Bénin-GACC. La méthodologie utilisée a consisté à parcourir en plénière les cinq questions de chaque fiche en analysant les risques de corruption identifiés par la personne ressource pour chaque étape. Ainsi, les participants ont contribué à l’amélioration des 18 fiches proposées par la personne ressource.

Signalons que le représentant de la Présidente du conseil d’administration de Social Watch Bénin, BOCOVO Florentin, a remercié les différents acteurs ayant contribué à la finalisation de l’outil de collecte de données sur les risques de corruption et bonnes pratiques dans le système de gestion des marchés publics au Bénin.

Le représentant de la Coalition ghanéenne de lutte contre la corruption a remercié les participants pour leur engagement continu tout au long de l’atelier et la qualité de leur participation. Il a souhaité que cet engagement se renforce pour les étapes à venir de sorte   que les conditions de vie des populations s’améliorent grâce au travail de lutte contre la corruption que mène la société civile en synergie avec le secteur privé et le secteur public

 

 

 

 

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