Le Réseau parlementaire d’Afrique (PNAfrica), sous les auspices du Réseau Africain des Organisations de suivi parlementaire (APMON) a lancé la première édition de l’indice du Parlement Ouverte en Afrique (OPI).

L’Index qui a évalué l’ouverture des parlements en Afrique a été lancé le mercredi 20 juillet 2022 à Accra – Ghana sous le haut patronage du RT. Le Président du Parlement ghanéen, Alban Sumana Bagbin.

L’OPI Afrique est un effort conjoint avec le Groupe de travail de l’APMON, qui est composé d’organisations de surveillance parlementaire de renom en Afrique, à savoir, Mzalendo Trust (Kenya), Centre Ghanéen pour le développement démocratique (CDD-Ghana), Groupe de suivi parlementaire (Afrique du Sud), Réseau africain de Presse Parlementaire (APPN), et le Forum de la société civile du Parlement Panafricain, coordonné par le Centre des Droits Humains de l’Université de Pretoria. Il a également reçu le soutien technique de Directorio Legislativo, une organisation Argentine qui a cofondé l’Indice et réseau de transparence législative en Amérique latine il y a une dizaine d’années.

L’indice du Parlement Ouvert (OPI) qui utilise les trois critères du Parlement Ouvert: Transparence, Participation Civique et Responsabilité Publique, pour évaluer les parlements à travers l’Afrique serait ensuite publié chaque deux ans.

Ce critère a été choisi en tenant compte des normes du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), des Principes d’ouverture Parlementaire et des Indicateurs pour les Parlements Démocratiques de l’Union Interparlementaire (UIP).

L’Indice permettra à la société civile de collaborer avec les parlements nationaux et régionaux pour identifier les obstacles systémiques à l’ouverture parlementaire et pour co-créer des réformes qui renforceront la capacité des parlements à améliorer leur ouverture.

La justification de l’indice comprend:

  • Fournir des normes minimales pour évaluer le niveau d’ouverture parlementaire au sein des institutions législatives nationales et régionales africaines.
  • Habiliter les organisations de suivi parlementaire (OMP) et les parlements à surveiller le niveau de progrès dans l’amélioration des principes d’un parlement ouvert; documenter les meilleures pratiques parlementaires pour aider les parlements à être plus ouverts; et
  • Mettre à profit le partenariat entre la société civile et les parlements pour co-créer des réformes parlementaires, des politiques et des plans d’action qui renforcent les institutions des parlements afin qu’elles remplissent efficacement leur rôle de surveillance, d’élaboration des lois et de représentation.

La Dre Amanda Coffie, membre du conseil d’administration du Réseau parlementaire Afrique, a indiqué dans ses remarques liminaires qu’en raison des préoccupations croissantes liées à l’instabilité et à l’autoritarisme populaire (coups d’État militaires) en Afrique de l’Ouest, le rôle des parlements est devenu plus crucial pour maintenir la gouvernance démocratique et assurer la paix et la stabilité dans toute la sous-région. Elle a toutefois souligné que cela ne peut être réalisé avec des parlements faibles et opaques.

« Plus les parlements sont ouverts, plus les citoyens ont confiance dans les gouvernements pour assurer l’égalité des chances et l’environnement afin de soutenir le développement politique, social et économique, tout en maintenant la stabilité au sein d’une nation, » elle a ajouté que c’est la raison pour laquelle le Réseau parlementaire d’afrique (PNAfrica) et le Réseau des Organisations africaines de suivi Parlementaire (APMON) ont créé l’Indice du Parlement Ouvert en afrique (OPI Afrique).

Le Rt. Son Honneur le Président, Alban Sumana Bagbin, dans un discours lu en son nom par le premier Vice-Président, l’honorable Joseph Osei Owusu, a promis son soutien à l’initiative qui contribuerait à façonner la démocratie parlementaire sur le continent tout en veillant à ce que les parlements soient ouverts et responsables envers les personnes au nom desquelles ils travaillent.

Selon le Directeur exécutif de PNAfrica, Sammy Obeng, « ce qui n’est pas mesuré ne se fait pas » et, par conséquent, l’introduction de l’Indice du Parlement Ouvert, « aiderait à suivre les progrès des parlements africains qui forment l’épine dorsale de démocraties florissantes et offrirait de l’aide là où il pourrait y avoir des lacunes ».

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