Un atelier d’enrichissement du rapport de suivi et de mise en œuvre des engagements du Bénin en matière de lutte contre la corruption s’est tenu ce vendredi 21 août 2026 à l’Hôtel CASA CIELO de Cotonou.
La rencontre a réuni les principales structures nationales impliquées dans l’écosystème de la lutte anti-corruption pour examiner les résultats d’une étude conduite par un expert indépendant.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Alerter, Investiguer, Collaborer : Appuyer les actrices et acteurs au cœur de la lutte contre la corruption au Bénin et en Côte d’Ivoire », mis en œuvre par Social Watch Bénin (SWB), Social Justice en Côte d’Ivoire et la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique, avec l’appui d’Expertise France, du groupe Agence Française de Développement.
Une évaluation basée sur trois instruments de référence
L’élaboration d’un rapport de suivi des engagements du Bénin en matière de lutte contre la corruption constitue l’une des activités phares du projet. Pour conduire ce processus, un expert du domaine a été mandaté. Sa démarche s’est appuyée sur la collecte et l’analyse de données issues de la littérature écrite, sans entretiens directs avec les acteurs de la mise en œuvre.
L’expert a évalué la conformité du droit béninois à trois instruments internationaux et régionaux de référence :
- le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption, signé à Dakar le 21 décembre 2001 ;
- la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption (CUAPLC), adoptée à Maputo le 11 juillet 2003 ;
- la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC).
Une restitution collective pour valider les résultats
Afin de disposer de données actualisées sur l’état de mise en œuvre de ces trois engagements, Social Watch Bénin a mobilisé les différentes structures intervenant dans l’écosystème national de lutte contre la corruption, réunies à cette occasion pour examiner ensemble les résultats obtenus par l’expert.
Ont pris part à cet atelier : l’Agence Nationale de Recouvrement des Avoirs Confisqués et Saisis (ANRACS), le Front des Organisations Nationales contre la Corruption (FONAC), le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC), GFA Consulting, la Brigade Économique et Financière (BEF), le Tribunal de Cotonou, la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), l’Assemblée Nationale, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), l’Inspection Générale des Finances (IGF), BANOUTO, SOS Civisme, ainsi que le Ministère de la Justice.
Cette démarche participative vise à garantir la fiabilité et la légitimité du rapport final, en croisant l’analyse documentaire de l’expert avec l’expertise de terrain des structures directement engagées dans la lutte contre la corruption au Bénin.






























