Dans le cadre des activités de budgétisation sensible aux enfants, les communes de Djidja, Ségbana et Bembèrèkè ont, avec l’appui technique et financier de l’Unicef et de Social Watch Bénin, respectivement organisé les 03, 16 et 17 mars 2021 une séance de reddition de comptes sur les actions menées en faveur des enfants de janvier 2020 à février 2021. Ont pris part à ces séances, les autorités communales, les élus locaux, les cadres des administrations communales, les organisations de la société civile travaillant dans le domaine de l’enfance dans lesdites communes, les parents d’enfants et les responsables de Social Watch Bénin.

Qu’est-ce qui a été fait en termes de prévisions et de réalisations en faveur des enfants au niveau de chacune des trois communes ? Comment améliorer les différentes actions de promotion et de protection des droits des enfants ? Tel est l’exercice auquel se sont livrées les trois communes de Djidja, Ségbana et Bembèrèkè au cours des différentes séances de reddition de comptes qu’elles ont organisées. De façon spécifique, l’exercice a consisté à faire le point des investissements effectués dans les secteurs de la protection de l’enfant, de l’éducation, de la nutrition, de l’état civil, de la santé, l’eau, de l’hygiène et l’assainissement d’une part, et de présenter les perspectives dans ces secteurs afin d’amener aussi bien les autorités de la commune que les citoyens à s’engager pour la défense et la promotion des droits des enfants d’autre part.

A Djidja, en vue de permettre aux enfants de bénéficier de leurs droits, le parrainage de 1427 enfants, des sensibilisations d’élèves et apprenti(e)s artisan(e)s en matière d’éducation sexuelle et des appuis aux enfants en situation difficile ont été organisés. Deux (02) séances de sensibilisations sur le code de l’enfant ont également été effectuées dans des zones à haut risque en plus de 05 émissions radio réalisées sur des thématiques relatives aux droits et à la protection des enfants. Outre ce qui précède, des séances de dialogue communautaire sur le travail des enfants sont réalisées pour sensibiliser les personnes à mettre fin à cette pratique.

A Ségbana, dans le but d’améliorer les conditions de vie des enfants, le conseil communal de Ségbana et ses partenaires, ont mené des actions dans les secteurs de la protection, de l’état civil, de l’éducation, de la santé, de la nutrition, de l’eau et de l’hygiène. En effet, il a été confectionné 52 registres de naissance cotés et paraphés. Une campagne de distribution massive des actes de naissance a été organisée grâce à l’opération « zéro acte de naissance dans tous les bureaux d’arrondissement ».

Dans le volet de la protection, des relais communautaires et animateurs des centres secondaires ont été formés à l’utilisation des « boites à images ». 191 enfants en situation difficile ont été pris en charge. Toujours dans le volet de protection, il a été identifié des relais communautaires et installé vingt (20) Comités de veille, un conseil consultatif communal d’enfants et un Conseil Communal des enfants. 28 comités de veille au total ont été formés sur la Prévention contre les Exploitations et Abus Sexuels (PEAS).

Quant à la commune de Bembèrèkè, elle a essentiellement concentré ses efforts pour le respect des droits des enfants dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement. Pour ce faire, elle a investi dans la réalisation de points d’eau au niveau des écoles, la construction de blocs de latrines et la mise à disposition de système de lavage de mains. Ainsi le taux de desserte global en eau potable est de 63,05% (45,54% au niveau des écoles maternelles et 63,97% au niveau des écoles primaires publiques). S’agissant de l’hygiène et de l’assainissement, le taux de couverture des écoles en latrines est de 100% pendant que le taux d’accès aux latrines par les écoliers est de 88,11% en milieu maternel et de 82,92% en milieu primaire.  En dépit de tous ces efforts évoqués, les enseignants et parent d’élèves ont exprimé l’insuffisance des infrastructures.

Une constante est revenue à toutes les étapes, celle de la nécessité d’une synergie d’actions des différents acteurs intervenant dans le domaine de la protection des enfants. Les moyens de l’Etat ne suffisant pas pour faire face au fléau de l’exploitation des enfants, les responsables des centres de promotion sociale ont lancé un appel à tous les citoyens pour conjuguer les efforts afin de faire reculer le mal et promouvoir les droits des enfants.

 

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